ERRATUM MAZAMETAIN : FINALEMENT, C’ÉTAIT L’HABITAT, NOUS DIT OLIVIER FABRE

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Bon. Olive a corrigé. Enfin, il a cru corriger. Parce que la copie, même corrigée, reste effroyablement mauvaise.

Il ne parlait pas de « mauvais habitant», mais de « mauvais habitat ».

Nous voilà rassurés.

Enfin… pas vraiment.

Parce que si le mauvais habitat fait la mauvaise population, une question s’impose : c’est quoi, une mauvaise population ?

Des gens pauvres ? Des gens précaires ? Des familles qui cherchent un logement ? Des habitants qui n’ont pas les moyens de vivre dans le « bon » quartier ?

Olivier Fabre en est à indiquer, assez peu implicitement, que la mauvaise population est celle qui est contrainte par sa pauvreté à accepter de vivre dans un mauvais habitat.

Banco.

Mais qui « fabrique » le mauvais habitat ?

Parce que l’habitat, contrairement aux habitants, ça se construit. Ça se rénove. Ça se réhabilite. Ça se laisse parfois se dégrader.

Et ça, figure-toi Olive, c’est aussi de la politique publique. Avec y compris la possibilité d’instaurer un permis de louer, pour empêcher la location de logements indignes.

Depuis douze ans que tu es maire de Mazamet, si le problème vient de l’habitat, on pourrait peut-être regarder ce qui a été fait. Ou pas fait.

Quant à la Corée du Nord devenue Corée du Sud dans l’article, on comprend : Nord, Sud, habitant, habitat… décidément, cette tribune avait besoin d’un GPS.

Mais le plus intéressant reste cette étrange mécanique, qu’Olivier Fabre, maire de Mazamet, a oublié d’inclure dans l’erratum…

Mauvais habitat → mauvaise population.

C’est toujours pas bon, en fait. Quand on a des filtres et qu’on détient une parole institutionnelle, on ne parle pas de mauvaise population.

Sinon, c’est un peu trop pratique.

Ça permet de parler des gens sans vraiment parler de ce qui leur arrive.

Un mauvais logement peut exister.

Un « mauvais habitant », ça reste un être humain.

Et une population n’est pas mauvaise.

Elle est là.

Elle habite.

Elle vit.

Et parfois, elle attend juste qu’on cesse de la regarder comme un problème.

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