LAVAUR. Bonne nouvelle pour les élèves du collège des Clauzades : le Département vient peut-être d’inventer le nouveau modèle de rénovation thermique.
On attend que les bâtiments chauffent suffisamment pour pouvoir constater qu’ils ont chaud.
30 à 35 °C dans certaines salles dès juin.
Des épreuves du brevet à organiser dans ces conditions.
Des points d’eau réclamés.
Un préau toujours attendu.
Une toiture dont la rénovation n’est pas terminée.
Et des personnels qui demandent désormais un calendrier précis des travaux.
Mais rassurons-nous : le Département a compris l’urgence climatique.
Il suffit de lire sa grande réflexion « Tarn 2040 ».
Le Département y promet justement de moderniser les collèges et d’anticiper les grands défis à venir, parmi lesquels figure évidemment la transition écologique.
Magnifique.
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Le collège comme laboratoire climatique
Pourquoi installer immédiatement un préau quand on peut étudier grandeur nature la résistance d’un adolescent de 13 ans au rayonnement solaire ?
Pourquoi poser des points d’eau quand on peut demander aux familles d’équiper leurs enfants d’une gourde de compétition ?
Pourquoi terminer une rénovation thermique quand on peut simplement attendre le prochain épisode de chaleur pour vérifier que le problème existe toujours ?
Après tout, la science avance par expérimentation.
Les Clauzades expérimentent.
Les élèves transpirent.
Les personnels alertent.
Et le bâtiment attend.
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Et pourtant, il y a de l’argent
C’est là que la situation devient particulièrement savoureuse.
Parce que le Département ne découvre pas aujourd’hui qu’un collège coûte de l’argent.
Il investit depuis des années dans son patrimoine scolaire et affirme faire des collèges une priorité.
Alors, lorsqu’un établissement explique que ses salles montent à 35 °C, que la rénovation thermique reste inachevée et que les élèves manquent de points d’eau et d’ombre, la question n’est pas vraiment :
« Est-ce possible ? »
La question est : « Qu’est-ce qu’on attend ? »
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Le Département a une formidable occasion
Il pourrait donc profiter de cette rentrée pour démontrer quelque chose de très simple : lorsque le climat change, les investissements changent aussi.
Lorsqu’un collège atteint 35 °C, la rénovation thermique devient une urgence.
L’adaptation climatique commence aussi dans les bâtiments où passent chaque jour les enfants du Tarn.
Et que l’argent public sert précisément à cela : préparer le territoire avant que le problème ne devienne une catastrophe.
Parce que les collégiens des Clauzades n’ont pas besoin qu’on leur promette le Tarn de 2040.
Ils ont besoin de pouvoir passer leur brevet sans cuire en juin.
Et, accessoirement, de découvrir que le mot « adaptation » peut parfois signifier autre chose que « débrouillez-vous avec la chaleur ».
Le Sidobre Enchaîné – service public de climatisation éditoriale.


