ARCHÉOLOGIE. À peine commencées, les fouilles préventives de la place Pélisson auraient déjà livré un premier enseignement historique majeur : à Castres, certaines odeurs semblent avoir traversé les siècles.
Selon un pré-rapport rédigé « à la louche » par les archéologues – et dont l’authenticité reste évidemment à vérifier – les latrines médiévales mises au jour présenteraient une forte similarité olfactive avec l’atmosphère de la politique sociale municipale contemporaine.
« Au départ, nous pensions simplement retrouver des monnaies, des boucles de ceinture, des dés à jouer et quelques fragments de céramique », explique un archéologue fictif, visiblement dépassé par la tournure des événements. « Mais après quelques prélèvements, nous avons constaté quelque chose d’assez troublant. »
Les premières analyses, réalisées selon la méthode dite « à la louche », auraient révélé une composition particulièrement complexe : un fond de misère médiévale, une forte concentration de laissés-pour-compte et quelques traces de décisions administratives difficiles à justifier.
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« Une odeur étonnamment contemporaine »
Plus étonnant encore, les chercheurs auraient établi que certaines molécules retrouvées dans les latrines présentent une proximité troublante avec celles que l’on pourrait rencontrer dans certains dossiers sociaux actuels.
« Nous avons d’abord cru à une contamination du prélèvement », poursuit notre archéologue imaginaire. « Puis nous avons réalisé que le phénomène semblait beaucoup plus ancien. »
Les spécialistes envisageraient désormais l’hypothèse d’une continuité historique de la politique sociale castraise, selon laquelle certaines pratiques auraient survécu depuis le Moyen Âge, simplement en troquant la truelle contre le tableur Excel.
La découverte pourrait également remettre en question certaines certitudes historiques.
Car si les latrines du XIe siècle témoignent d’une société où l’on savait déjà accumuler les problèmes au même endroit et laisser quelqu’un d’autre s’en occuper, force est de constater que la tradition locale n’aurait peut-être pas complètement disparu.
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Un patrimoine à préserver ?
Face à cette découverte exceptionnelle, les archéologues auraient demandé que le site soit conservé.
« Ce serait dommage de détruire un témoignage aussi précieux de la continuité historique locale », estime un spécialiste. « À ce stade, nous ne savons pas encore si nous sommes face à un vestige archéologique ou à un concept municipal. »
Une chose semble toutefois acquise : entre les latrines du XIe siècle et certaines politiques sociales du XXIe, il existe au moins une passerelle.
Et, contrairement aux passerelles cyclables, celle-ci ne nécessite même pas de travaux.


