Que se passe-t-il dans l’esprit de personnes qui valident une rémunération horaire d’un cadre à 418,07 € ?
Alors que ce même cadre bénéficie déjà de deux autres rémunérations, une à la Ville de Castres, et une autre à la Communauté d’Agglomération Castres-Mazamet.
A titre d’exemple, en trois ans, de 2020 à 2023, ce cadre a donc perçu une rémunération totale 674.026 €.
Vous ne rêvez pas. Mais on vous encourage à relire. 674.026 € perçus en trois ans, pour trois contrats différents.
A se demander comment ce cadre faisait pour faire ses heures. En tout cas, ça valait le coup.
Et, cerise sur le gâteau, « Ce cadre bénéficie également d’un logement de fonction depuis le 29 mai 2017 par concession d’occupation précaire avec astreinte, sans s’être jamais acquitté des charges afférentes.
Suite à l’intervention de la chambre, la commune a émis un titre de recettes de 9 643 €, correspondant à une redevance mensuelle de 106 €. »
Donc, en plus de ses trois rémunérations, ce cadre bénéficiait d’un logement de fonction, dont il ne payait pas les charges.
Une fois la situation épinglée par la CRC, la Ville de Castres a demandé 106 € par mois de régularisation.
106 € par mois pour un logement de fonction, dont on devine qu’il avait de meilleures prestations qu’un 2 pièces dans un quartier en difficulté !
Les habitants de logements HLM apprécieront à sa juste valeur la situation.
EAUX DE CASTRES – L’HEURE DES CHOIX DOULOUREUX
Confronté à cette situation incroyable par la CRC, le cadre en question a demandé sa mise en disponibilité de la fonction publique, et n’a gardé, sur ses trois rémunération, que celle fixée à… 418,07 € de l’heure.
On comprend bien pourquoi…
« En réponse à la chambre, l’ordonnateur et la société précisent que ce cadre va mettre un terme à cette situation en demandant une mise en disponibilité de la fonction publique. »
EAUX DE CASTRES – DU POIGNON QUI COULE A FLOTS
A noter que la SPL des EAUX de CASTRES BURLATS ne semble plus tarir d’opportunités financières pour ceux qui prétendent en gérer le liquide vital.
Ainsi, lors du Conseil Municipal du 26 mai 2026, malgré l’opposition de certains conseillers municipaux, de gauche comme de droite, M. Florian Azema s’octroyait la présidence du Conseil d’Administration de cette SPL, se réservait la possibilité d’en être le Directeur Général, et l’assortissait d’une rémunération de 2.000 € par mois.
La boucle semble bouclée.
Les SPL ont parfois donné l’occasion à certains élus de compléter substantiellement, et parfois de manière quasi-invisible, leur propre rémunération d’élus.
Castres ne semble pas faire exception.
Après les errements ahurissants de l’ère Bugis, épinglés par la CRC, Florian Azema s’offre lui aussi volontiers une rémunération supplémentaire, de quoi se consoler de n’avoir pas obtenu la présidence de la Communauté d’Agglomération Castres-Mazamet.
CASTRES : DE L’EAU ?
Dans ces conditions, lorsque les cadres, les élus, la majorité municipale RN castraise semblent s’attrouper pour festoyer et obtenir des rémunérations indécentes sur un service public essentiel et vital pour ses usagers, il semble assez basique de permettre aux habitant(e)s de Castres de pouvoir boire de l’eau potable au robinet.
Ces mêmes habitant(e)s de Castres attendent encore une véritable explication s’agissant des perturbations en approvisionnement d’eau potable dans certains secteurs de Castres, en pleine canicule cet été.
Parce qu’il ne suffit pas de prendre l’argent en prétendant gérer l’eau du robinet.
Il faut aussi faire le job.
EAUX DE CASTRES : LES DEBATS
Parce qu’à la fin, c’est toujours bien de voir de quelle manière ont été adoptées certaines délibérations.
Ici, on a de tout, et du très très bon. Jusqu’à la coupure de micro finale, subie par les élus de gauche.
Les interventions du groupe d’opposition de gauche sont à lire dans le détail, tout comme celles de Mme JURY.
Un « braquage » en plein jour. Devant témoins, dans les coffres de la SPL des Eaux de Castres Burlats.


